Ma quinzaine de lectures, mi-mars

Comme je lis beaucoup j'ai décidé de commenter mes lectures tous les 15jours plutot que tous les mois. Cette fois ce billet se fait dans le cadre du défi d'écriture du café des blogueuses.

Cette fois, un court roman très littéraire, un livre "feel good" qui m'a beaucoup plu, et un "mémoire" sur le cancer écrit par un médecin qui en a souffert....encore un peu de tout quoi!



-Trois semaines avant Paques, le dimanche des mères est un jour férié différent de la fête des mères actuelle. Les aristocrates donnaient ce jour de congé à leurs domestiques pour aller rendre visite à leur mère. L'action de ce livre se passe principalement lors d'une de ces journées, et suit le personnage principal, une jeune femme de chambre qui deviendra un écrivain célèbre. Voici le résumé :

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.

Ce livre, assez court pour se lire en un jour, est classifié comme une "romance" mais est en fait très littéraire et pas du tout romantique. La relation entre la servante et l'aristocrate ne représente qu'une partie du livre, et est assez pragmatique. Il s'agit uniquement d'une relation physique, sans états d'ame. On pourrait croire au début à une histoire du type "Downton abbey", étant donné que l'action se passe à la même époque avec des acteurs similaires (les aristocrates, les domestiques) mais en fait pas du tout.

L'intérêt de ce livre réside dans la description d'une journée qui devrait être ordinaire mais qui se termine dans le drame. Pour la protagoniste, elle marque le début de sa nouvelle vie qui va la mener vers l'écriture et la gloire. Elle décrit aussi le début d'un autre amour, celui de Jane pour la littérature, qu'elle découvre dans la bibliothèque du noble pour lequel elle travaille. On se rend compte en progressant que Jane est une personne forte et déterminée, pétrie de contradictions, et non pas une héroine du type "Barbara Cartland". Les aristocrates autour d'elle font plutot pitié, coincés comme ils le sont dans une époque de grands chamboulements et une atmosphère de "fin de siècle" pour leur caste.

Un livre d'abord pas facile, ou règne une atmosphère de langueur et de sensualité, ou l'on s'ennuie parfois lors de certains passages, mais qui mérite d'être lu. Une citation typique du livre :

“Il n'y avait jamais eu un jour comme celui-ci, et il n'y en aurait plus jamais".

Au final, j'ai eu l'impression d'être restée assise devant une toile de maitre, et que j'aurai besoin d'y revenir pour en comprendre toutes les nuances!


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Mon deuxième livre ce mois-ci est un livre "feel good" qui se lit comme on boit de l'eau, pas du tout un livre "prise de tête". Ce n 'est pas une critique au contraire, aujourd'hui il est difficile de trouver des livres écrits simplement qui ne soient pas abêtissants ou remplis de bons sentiments, genre Anna Gavalda.

Martha Batalha, l'auteur, nous raconte l'histoire d'Euridice, une femme au foyer des années 50 au Brésil. En apparence Euridice est une femme soumise comme les autres, mais son intelligence ne lui permettra pas de rester sans rien faire très longtemps, malgré son désir de plaire à son mari très macho. Euridice a besoin d'utiliser ses talents et son intelligence....


Evidemment le lecteur prendra parti pour Euridice, mais je trouve que le talent de l'auteur réussit à nous faire aimer (ou du moins avoir un peu de sympathie pour) tous les personnages, qui ne sont, après tout, que des humains. Ils sont tous décrits avec affection, mais sans concession.

J'ai aimé ce roman car il est optimiste sans tomber dans la mièvrerie. Il nous ramène toutes,à notre condition de femmes : on se pose toutes la question de savoir si on ne passe pas à coté de notre vie....

Un extrait qui décrit la commère du quartier :

Zélia collectionnait les frustrations, la plus grande étant de ne pas être le Saint Esprit, qui voyait et savait tout. En vérité, elle était plus proche du Grand Méchant Loup que du Saint Esprit, parce qu'elle avait de grands yeux pour mieux voir, de grandes oreilles pour entendre et une très grande bouche qui dispensait aux voisines les principales nouvelles du quartier. Zélia avait également un cou de tortue, qui semblait s'allonger chaque fois qu'elle voyait passer devant chez elle une personne qui l'intéressait.

J'ai aimé aussi la couverture du livre, ainsi que le titre; l'auteur a-t-elle choisi le nom de son héroine en reflet de l'autre héros brésilien "Orfeo negro"? Je suppose que oui,car Orphée et Eurydice sont les héros d'un mythe grec, et Orfeu Negro raconte l'histoire d'un couple lors du carnaval de Rio....

J'ai juste été un peu déçue par la fin, un peu rapide à mon gout....mais je vous laisse vous faire votre propre opinion.

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Quand le souffle rejoint le ciel (When breath becomes air)


À trente-six ans et juste à l'aube d'une brillante carrière de neurochirurgien, Paul Kalanithi découvre qu'il souffre d'un cancer du poumon en phase terminale. En un instant, l'avenir qu'ils ont imaginé avec sa femme, disparait. Un jour, il est ce médecin qui s'occupe des mourants, le lendemain, ce malade qui lutte pour survivre. 


"En tant qu'interne, mon plus grand idéal n'était pas de sauver des vies - tout le monde meurt à la fin- mais de guider un patient ou une famille vers une compréhension de la mort ou de la maladie."


Ces images sont celles de l'auteur, avec sa femme et ensuite avec son bébé, alors qu'il était déjà malade. Il est mort huit mois après la naissance de sa petite fille.

Paul K est un homme extrêmement intelligent; après un diplome en littérature, puis en biologie, il choisit finalement la médecine et se spécialise en chirurgie neurologique.Alors qu'il va terminer son internat et est promis à un brillant avenir, on lui trouve un cancer des poumons.
Ce livre en forme de testament vous passionnera mais vous rendra aussi très triste. Il y parle de son enfance, de ses études, de son amour pour la littérature, de la progression de son cancer et de la décision d'avoir un enfant avant la fin.

Il a eu énormément de succès aux Etats-Unis.

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Pour finir et dans le cadre du défi je voulais partager avec vous ces trois blogs. Le premier est celui de la soeur de la femme de l'ecrivain Paul K dont je parle précédemment. Elle a un blog lifestyle en anglais.


ensuite 


qui a aussi une rubrique livres mais est un blog lifestyle

et pour finir


qui lui n'est consacré qu'aux livres....



Commentaires

  1. coucou!
    je vais rajouter "Quand le souffle rejoint le ciel" à ma liste de lecture! il a l'air vraiment top, ainsi que "Le dimanche des mères" :)

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    1. Le moins difficile a lire etait a mon avis Euridice. Les autres sont un peu plus prise de tete ;-)

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